Source : Socialter
Tribune : Tiers-lieu toi-même !
Paul Richardet est chef de projets au Silicon Sentier, animateur de la Cantine et du NUMA, le Grand Lieu Intégré de l'Innovation.
Depuis longtemps, je préfère la définition d’« espace hybride et partagé » à celle de « tiers-lieu ». Je vais vous expliquer pourquoi.
L’expression « tiers-lieu » est devenue une référence avec l’ouvrage du sociologue Ray Oldenburg intitulé The great good place. L’auteur y analysait ces lieux de sociabilité nécessaires à l’individu, et situés hors de l’entreprise ou de la sphère privée. Par viralité, l’expression s’est ensuite répandue chez les chercheurs et professionnels travaillant sur les univers parapublics ou sur les nouveaux modes de travail. Mais cette formule me paraît construite hors-sol, par défaut : comme s’il restait, après avoir organisé la ville de manière civilisée et rationnelle, quelques endroits indéfinis et incertains, sorte de jachère immobilière, que l’on attribuait alors à des « tiers », exclus du contrat social.
Depuis la création de la Cantine en 2008, les espaces coworkings, fab labs et autres hackerspaces ont été nombreux à voir le jour, et il est désormais possible de définir de manière précise ce type de lieux. Pour cela, je reprendrais trois notions simples qui les caractérisent : « espace », « hybride » et « partagé ».
Espace tout d’abord. Qu’il s’agisse de coworking ou d’ateliers de fabrication numérique collaboratifs, toutes ces expériences s’incarnent dans un territoire défini. Ces nouveaux lieux sont une belle occasion pour les architectes, designers, urbanistes mais aussi pour les utilisateurs eux-mêmes, de repenser les espaces collectifs, de leur redonner du sens, et d’inventer des modes de fonctionnement originaux.
Hybride ensuite, parce que le mélange, la complémentarité et l’interdisciplinarité me semblent être les caractéristiques principales de cette nouvelle manière de vivre ensemble. Après l’hyperspécialisation, nos sociétés aspirent désormais à plus de transversalité. Le travail collaboratif, l’échange et la mixité font émerger une intelligence collective, contribuent à pacifier les relations sociales et favorisent une plus grande capacité d’adaptation. Concrètement, ces espaces facilitent les échanges entre techniciens et intellos, programmeurs et utilisateurs, jeunes et vieux, PME et grands comptes… Dans ces lieux hybrides, chacun peut trouver sa place, collaborer, et contribuer à un objectif commun.
Partagé enfin. C’est peut-être la notion qui suscite le plus de résistances. Car notre pays reste fondé sur des modèles paysans et royalistes, où le territoire et la sacro-sainte règle de la propriété règnent en maîtres. Mais aujourd’hui tout est dans l’interrelation. Et le numérique en ajoute une bonne couche avec le travail en réseau, la dématérialisation et le foisonnement de l’immatériel. Qu’il s’agisse des nouveaux modèles de l’économie collaborative, du logiciel libre ou de la participation des citoyens à l’élaboration des décisions collectives, tout nous démontre que les valeurs d’ouverture, d’échange, de contribution nous ouvrent une nouvelle ère d‘intelligence. Et pas uniquement pour assumer l’héritage de dettes financières ou écologiques. En constituant une expérience concrète de partage, ces nouveaux espaces sont donc les véritables laboratoires d’une vie collective pacifiée et créative.
Voili, voilà. Vous pouvez maintenant attacher vos ceintures et rabattre la tablette située devant vous. Nous allons bientôt atterrir. La température au sol est de saison. À bientôt sur nos lignes…
@paulrichardet
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lundi 10 novembre 2014
lundi 8 septembre 2014
Étude exploratoire des Tiers-Lieux comme dispositif d’incubation libre et ouvert de projet
Source : pratiques-collaboratives.net
Cet article reprend la première partie du texte, publication d’Antoine Burret réalisée dans le cadre de laXXIII Conférence Internationale de Management Stratégique qui a eu lieu à Rennes du 26 au 28 mai 2014, une publication reprise sous licence CC by sur le site de Movilab
Résumé
Cet article présente les Tiers-Lieux comme des dispositifs permettant le partage de savoirs, la mutualisation de ressources et la création collective de biens communs pour favoriser la résolution de problèmes de société. Il interroge en filigrane la transférabilité des systèmes de partage et de co-création propres au monde du logiciel libre pour la conception, la création et la production de nouveaux produits ou services à valeur ajoutée.
L’évolution actuelle dans le champ de la recherche en entrepreneuriat tend à prendre en considération la dimension sociale de l’acte d’entreprendre. L’angle purement technique et mécanique est délaissé au profit d’une approche prenant en compte des facteurs intangibles tel que l’apprentissage collectif, le travail en réseau, l’exploration et la part d’inconnue inhérente à l’acte de création. Cette variation justifie l’attention portée actuellement sur certains types de dispositifs émergents tels que les espaces de travail collectif/collaboratif et par extension les Tiers-Lieux. Cependant il existe un amalgame terminologique entre les espaces de travail collectif/collaboratif et les Tiers-Lieux. En effet, si initialement le terme Tiers-Lieu a été introduit pour commenter la naissance de nouveaux lieux, intermédiaires entre le domicile et le travail, adaptés à un style de vie urbain, individualisés et mobiles, la constitution d’un réseau francophone des Tiers-Lieux Libre et Open Source offre de nouveaux éléments. L’observation du parcours de création de ce réseau, de son mode de travail ainsi que l’analyse de son document manifeste, permet d’affiner la compréhension de ce concept et de ses modalités d’applications.
Il apparaît ainsi qu’un lien ténu relie les Tiers-Lieux et le monde du libre notamment au niveau des licences et dans la manière dont les savoirs intègrent un patrimoine informationnel commun sur lequel tout un chacun peut s’appuyer. A partir de ces données, cet article analyse une expérience menée autour et par les Tiers-Lieux à Saint-Étienne sur l’accompagnement de projets entrepreneuriaux et associatifs dans une logique libre et ouverte. Cette expérience vise à générer de nouvelles valeurs en articulant les ressources préexistantes d’un territoire autour de situations collaborative de travail, d’un même système d’information et d’un modèle de gouvernance propre. L’enjeu est de permettre aux porteurs de projets de s’organiser en réseau et de consolider un socle commun de savoir sur lequel ils s’appuient pour ensuite développer leurs propres produits ou services. Cette approche évoque éminemment les pratiques de création et de production à l’œuvre dans le champ des technologies libres. Elle offre également un axe de réflexion original sur la manière dont les Tiers-Lieux peuvent permettre aux organisations privées, publiques et associatives de repenser leurs approches stratégiques à l’aune des transformations qu’opèrent les technologies numériques sur notre société.
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Cet article reprend la première partie du texte, publication d’Antoine Burret réalisée dans le cadre de laXXIII Conférence Internationale de Management Stratégique qui a eu lieu à Rennes du 26 au 28 mai 2014, une publication reprise sous licence CC by sur le site de Movilab
Résumé
Cet article présente les Tiers-Lieux comme des dispositifs permettant le partage de savoirs, la mutualisation de ressources et la création collective de biens communs pour favoriser la résolution de problèmes de société. Il interroge en filigrane la transférabilité des systèmes de partage et de co-création propres au monde du logiciel libre pour la conception, la création et la production de nouveaux produits ou services à valeur ajoutée.
L’évolution actuelle dans le champ de la recherche en entrepreneuriat tend à prendre en considération la dimension sociale de l’acte d’entreprendre. L’angle purement technique et mécanique est délaissé au profit d’une approche prenant en compte des facteurs intangibles tel que l’apprentissage collectif, le travail en réseau, l’exploration et la part d’inconnue inhérente à l’acte de création. Cette variation justifie l’attention portée actuellement sur certains types de dispositifs émergents tels que les espaces de travail collectif/collaboratif et par extension les Tiers-Lieux. Cependant il existe un amalgame terminologique entre les espaces de travail collectif/collaboratif et les Tiers-Lieux. En effet, si initialement le terme Tiers-Lieu a été introduit pour commenter la naissance de nouveaux lieux, intermédiaires entre le domicile et le travail, adaptés à un style de vie urbain, individualisés et mobiles, la constitution d’un réseau francophone des Tiers-Lieux Libre et Open Source offre de nouveaux éléments. L’observation du parcours de création de ce réseau, de son mode de travail ainsi que l’analyse de son document manifeste, permet d’affiner la compréhension de ce concept et de ses modalités d’applications.
Il apparaît ainsi qu’un lien ténu relie les Tiers-Lieux et le monde du libre notamment au niveau des licences et dans la manière dont les savoirs intègrent un patrimoine informationnel commun sur lequel tout un chacun peut s’appuyer. A partir de ces données, cet article analyse une expérience menée autour et par les Tiers-Lieux à Saint-Étienne sur l’accompagnement de projets entrepreneuriaux et associatifs dans une logique libre et ouverte. Cette expérience vise à générer de nouvelles valeurs en articulant les ressources préexistantes d’un territoire autour de situations collaborative de travail, d’un même système d’information et d’un modèle de gouvernance propre. L’enjeu est de permettre aux porteurs de projets de s’organiser en réseau et de consolider un socle commun de savoir sur lequel ils s’appuient pour ensuite développer leurs propres produits ou services. Cette approche évoque éminemment les pratiques de création et de production à l’œuvre dans le champ des technologies libres. Elle offre également un axe de réflexion original sur la manière dont les Tiers-Lieux peuvent permettre aux organisations privées, publiques et associatives de repenser leurs approches stratégiques à l’aune des transformations qu’opèrent les technologies numériques sur notre société.
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samedi 31 mai 2014
Les Tiers-Lieux c’est aussi dans les Milieux Ruraux.
Source : LaVieCheap
Salariés, indépendants ou même retraités Chantal, Sylvain, Didier, Jacqueline, Céline, Catherine, Gabriel et Pierre partagent le même constat.
Didier pense que "l’intérêt du télétravail c’est de ne pas travailler chez soi et éviter les trajets et la fatigue engendrée. A 50 ans on est usé !" Chantal souhaite échapper au "métro-boulot-dodo". Jacqueline évoque "les trains et leurs problèmes d’horaires".
Pour Catherine, "il n’est pas facile de travailler tout seul à la maison. Difficile, aussi de faire évoluer les mentalités des employeurs". Céline est déjà télétravailleuse, elle souhaite discuter de "la qualité de vie dans le télétravail".
Trois mots reviennent souvent dans la bouche des participants :
partager, mutualiser et échanger.
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Salariés, indépendants ou même retraités Chantal, Sylvain, Didier, Jacqueline, Céline, Catherine, Gabriel et Pierre partagent le même constat.
Didier pense que "l’intérêt du télétravail c’est de ne pas travailler chez soi et éviter les trajets et la fatigue engendrée. A 50 ans on est usé !" Chantal souhaite échapper au "métro-boulot-dodo". Jacqueline évoque "les trains et leurs problèmes d’horaires".
Pour Catherine, "il n’est pas facile de travailler tout seul à la maison. Difficile, aussi de faire évoluer les mentalités des employeurs". Céline est déjà télétravailleuse, elle souhaite discuter de "la qualité de vie dans le télétravail".
Trois mots reviennent souvent dans la bouche des participants :
partager, mutualiser et échanger.
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mardi 29 avril 2014
Pour créer des synergies de coworking il faut s’appuyer sur des communautés
Source : millenaire3.com
Coworking en majuscule se détache sur le mur du fond, un slogan accroche l’oeil : « Être petit n’a jamais empêché de grandir ». Bienvenue au Comptoir Numérique, vaste espace sur deux étages près du tramway qui traverse Saint-Étienne. Rencontre avec Yoann Duriaux, initiateur de ce tiers-lieu, improbable mélange des genres entre appartement, entreprise, école et café du commerce.
Interview pour la revue M3 n°3-Octobre2012.
Coworking en majuscule se détache sur le mur du fond, un slogan accroche l’oeil : « Être petit n’a jamais empêché de grandir ». Bienvenue au Comptoir Numérique, vaste espace sur deux étages près du tramway qui traverse Saint-Étienne. Rencontre avec Yoann Duriaux, initiateur de ce tiers-lieu, improbable mélange des genres entre appartement, entreprise, école et café du commerce.
Interview pour la revue M3 n°3-Octobre2012.
- Où sommes-nous ?
- Quel est votre parcours ?
- Quel était votre levier pour convaincre ?
- Le point essentiel à ne pas oublier pour que cela fonctionne ?Pour créer des synergies de coworking il
faut s’appuyer sur des communautés.
L’état d’esprit est celui d’une école mutuelle pour reprendre un concept anglais du XVIIIe siècle. Je ne peux pas être expert en tout, je fais une conférence sur un sujet le matin et je suis élève de celle de l’après-midi. - Un tiers-lieu a aussi un rôle social pour vous ?
- Quelle suite imaginez-vous ? Aujourd’hui, il faut voir le numérique comme une possibilité de transition économique à l’échelle d’un territoire.
L'alchimie des tiers-lieux
Source : millenaire3.com
Les nouveaux espaces de travail et d’échanges semblent devenir le Graal en vogue chez les décideurs publics. Ces « tiers-lieux » sont attractifs pour la classe créative, et on leur attribue un impact positif dans la compétition urbaine. D’où la tentation de les multiplier. Mais sont-ils vraiment reproductibles ? Les pouvoirs publics peuvent-ils les générer ex nihilo ? Ou faut-il se contenter d’en accompagner la naissance ? Un mode d’emploi par Nicolas Nova.
Texte écrit pour la revue M3 n°3
Sommaire
Les nouveaux espaces de travail et d’échanges semblent devenir le Graal en vogue chez les décideurs publics. Ces « tiers-lieux » sont attractifs pour la classe créative, et on leur attribue un impact positif dans la compétition urbaine. D’où la tentation de les multiplier. Mais sont-ils vraiment reproductibles ? Les pouvoirs publics peuvent-ils les générer ex nihilo ? Ou faut-il se contenter d’en accompagner la naissance ? Un mode d’emploi par Nicolas Nova.
Texte écrit pour la revue M3 n°3
Sommaire
- Les chaises design ne suffisent pas !
- Au départ, un groupe d’individus
- Indispensable : cibler un public
Créer un tiers-lieu relève d’une démarche holistique. - S’appuyer sur un embryon existant
- Une dimension collective appuyée par la technologie
En réalité, la réussite d’un endroit de ce genre relève davantage d’un équilibre entre un lieu et des personnes ou des groupes qui peuvent y être associés. Il faut comprendre l’ensemble de ces relations pour aider un tiers-lieu pertinent à naître et pour l’accompagner.
mercredi 9 avril 2014
Quinzaine des Tiers-Lieux
Source : OpenScop
Des millions d’individus s’engagent quotidiennement à travers le monde dans une démarche de partage de savoir, de mutualisation de ressources et de création collective de biens communs afin de faire émerger des solutions de développement pour les territoires, les entreprises et les habitants.
Les Tiers-Lieux incarnent localement cette dynamique globale, source d’innovation dans une société en transformation.
Du 07 au 18 avril 2014, les explorateurs locaux, nationaux et internationaux des nouvelles manières de penser, concevoir et organiser les ressources d’un territoire, d’une entreprise ou d’un projet se réunissent dans différents (tiers) lieux de Saint-Etienne.
Ce programme, porté par Openscop, Zoomacom, OpenFactory Sainté et le cluster Culture et Coopération, propose rencontres, tables rondes, (non) conférences, hackEvents, labos et ateliers pratiques libres et ouverts à tous.
Inspiré des modèles contributifs comme peut l’être celui de Wikipédia, la Quinzaine des Tiers-Lieux est un événement inédit pour découvrir et expérimenter la dynamique des Tiers-Lieux francophones. Salariés, indépendants, entrepreneurs, étudiants, chercheurs, citoyens, makers, designers, codeurs, bricoleurs, bidouilleurs, il est temps de co-construire des réponses aux défis qui nous attendent.
Plus d'informations, programme et inscriptions >> www.tilios.fr
Des millions d’individus s’engagent quotidiennement à travers le monde dans une démarche de partage de savoir, de mutualisation de ressources et de création collective de biens communs afin de faire émerger des solutions de développement pour les territoires, les entreprises et les habitants.
Les Tiers-Lieux incarnent localement cette dynamique globale, source d’innovation dans une société en transformation.
Du 07 au 18 avril 2014, les explorateurs locaux, nationaux et internationaux des nouvelles manières de penser, concevoir et organiser les ressources d’un territoire, d’une entreprise ou d’un projet se réunissent dans différents (tiers) lieux de Saint-Etienne.
Ce programme, porté par Openscop, Zoomacom, OpenFactory Sainté et le cluster Culture et Coopération, propose rencontres, tables rondes, (non) conférences, hackEvents, labos et ateliers pratiques libres et ouverts à tous.
Inspiré des modèles contributifs comme peut l’être celui de Wikipédia, la Quinzaine des Tiers-Lieux est un événement inédit pour découvrir et expérimenter la dynamique des Tiers-Lieux francophones. Salariés, indépendants, entrepreneurs, étudiants, chercheurs, citoyens, makers, designers, codeurs, bricoleurs, bidouilleurs, il est temps de co-construire des réponses aux défis qui nous attendent.
Plus d'informations, programme et inscriptions >> www.tilios.fr
Les Usines Nouvelles
Source : http://www.lesusinesnouvelles.com/
Objectif :
Valoriser le patrimoine industriel et naturel du lieu, dans la mesure des contraintes en vigueur, en lui redonnant sa vocation initiale de production par l’installation de porteurs de projets, dans les bâtiments restaurés en tant qu’ateliers et bureaux.
Les projets accueillis, dans les secteurs de l’environnement, des énergies renouvelables, des arts, de la culture, de l’économie sociale et solidaire, se développeront de manière indépendante ou en collaboration, ouvrant ainsi la possibilité de mutualisation d’idées, de moyens, et d’actions.
La mise en forme de ce projet se traduit par la création, sur cette ancienne friche industrielle, d’un TIERS LIEU/ TIERS ESPACE
Impulsion :
L’histoire commence par un attachement profond à ce site abandonné, dans lequel, comme la plupart des poitevins, nous nous sommes émerveillés ou avons réalisé des projets qui avaient besoin de ce genre de » no man’s land « .
L’idée d’une démolition programmée (heureusement hors de prix) était inacceptable, alors que cette usine représente la dernière grande friche industrielle encore debout aux alentours de Poitiers. La mise à terre sauvage des superbes bâtiments type Eiffel du « Parc à fourrage » près de l’Hypogée des Dunes a été un événement dont nous ne voulions pas voir la réédition à la Filature.
Il a donc fallu prendre le taureau par les cornes ! Et nous nous sommes lancés le défi d’arriver à sauver ce patrimoine industriel, et d’en faire un lieu qui correspondrait à nos aspirations de vie.
Sans le savoir nous travaillions en binôme depuis 2009, chacun de notre côté. Voyant que les choses piétinaient, le propriétaire, un industriel charentais, eu l’idée de nous associer plutôt que de nous mettre en concurrence. Ce choix fut avisé. Car même si nous ne nous connaissions pas, nous avions sensiblement le même projet, et l’évidence du quartet s’est imposée à nous.
Après une semaine d’écriture commune, les fondements du projet furent posés. Dés lors, les obstacles, jusque là rédhibitoires, ont été franchis les uns après les autres.
Après 2 ans de négociations et de démarches intenses, nous avons pu acquérir le site en février 2012, qui fut reconnu peu après patrimoine industriel remarquable (I.S.M.H.).
La réussite de ce challenge vient de notre différence. Nous avons chacun des compétences spécifiques et complémentaires. Christine Graval dirige un bureau de production dans le domaine culturel, Cyril Chessé est régisseur, Franck Courtioux dirige une entreprise de travaux du bâtiment et Denis Meunier est collaborateur d’architecte des Monuments Historiques. En parallèle, notre grand point commun est un investissement très fort dans le milieu associatif et créatif qui nous a forgé une expérience et une envie commune de projets partagés.
Intentions :
Après 150 ans d’activités (1850/1976), et 30 ans d’abandon (1982/2011), quatre entrepreneurs, persuadés de la valeur et du potentiel du site, le rachètent en 2011, avec comme intention :
Tiers Espace / Tiers Lieu:
Nous adhérons aux concepts de Tiers Espace défini par Hugues Bazin, et de Tiers Lieux défini par Movilab (www.movilab.eu).
Qu’est ce qu’un Tiers Espace ?
« Le tiers espace est à la fois une réalité de l’expérience humaine et un dispositif opératoire. Le tiers espace offre une grille de lecture pour comprendre les mouvements émergents … Trois figures du tiers espace sont définissables : le contre-espace pour sa dimension sociopolitique, le tiers paysage pour sa dimension écologique et écosystémique, le tiers-lieu pour sa dimension d’auto-fabrication économique et culturelle. »
Par Hugues Bazin, Intervention au symposium « Art et Développement Humain » (Armentières -59, 11 octobre 2013)
Qu’est ce qu’un Tiers Lieux ?
« Pour nous, le tiers-lieu est un espace modulaire polymorphe offrant un lieu physique et/ou symbolique à une communauté d’usagers. Il est polymorphe car il peux prendre des formes variées en fonction des besoins d’un territoire et des communautés d’usagers. En ce sens, il n’existe donc pas de tiers-lieu type. » Le tiers-lieu gagne à être envisagé à travers plusieurs prismes interdépendants les uns des autres :
Le prisme sociologique : par nature, le tiers lieu est fait de relations et d’interactions sociales. Il agit comme une fabrique de lien et de capital social, comme carrefour de rencontre, comme espace dans la Cité. Il renvoie à des pratiques culturelles, aux notions de vivre et co-créer ensemble et transcende les projets individuels des uns et des autres pour leur donner une dimension collective.
Le prisme socio-professionnel puisqu’il peut devenir un lieu de référence où des professionnels et des proams de domaines variés peuvent se rencontrer, échanger et travailler
Le prisme économique : lieu de travail, d’échange et de croisement, le tiers-lieu est à considérer comme une fabrique d’innovation. Comme le dit Elena Lasida dans son dernier ouvrage, la création consiste à établir des relations nouvelles entre ce qui est confondu. Nous sommes ici au cœur de la dynamique des tiers-lieux, et cette créativité peut évidemment déboucher sur la création de richesses financière et non financière, et donc sur une valeur économique avérée.
Le prisme culturel : le tiers-lieu est empreint de valeurs d’ouverture, de solidarité, d’échanges et de partages. Loin de se cantonner à la seule sphère du travail, il invite à transformer son usager en acteur co-créateur de sa réalité et de ses projets. Porteur d’une culture proactive, il est aussi lieu de création et d’échanges culturels
Le prisme territorial : véritable centre de ressources pour ses usagers, le tiers-lieu devient également un centre de ressources pour son territoire, qu’il contribue à interroger et à dynamiser. Parce qu’il met ses publics en rôle actif de co-création, le tiers-lieua tout intérêt à être mis en parallèle avec une dynamique territoriale. »
Par Movilab / www.movilab.eu
Objectif :
Valoriser le patrimoine industriel et naturel du lieu, dans la mesure des contraintes en vigueur, en lui redonnant sa vocation initiale de production par l’installation de porteurs de projets, dans les bâtiments restaurés en tant qu’ateliers et bureaux.
Les projets accueillis, dans les secteurs de l’environnement, des énergies renouvelables, des arts, de la culture, de l’économie sociale et solidaire, se développeront de manière indépendante ou en collaboration, ouvrant ainsi la possibilité de mutualisation d’idées, de moyens, et d’actions.
La mise en forme de ce projet se traduit par la création, sur cette ancienne friche industrielle, d’un TIERS LIEU/ TIERS ESPACE
Impulsion :
L’histoire commence par un attachement profond à ce site abandonné, dans lequel, comme la plupart des poitevins, nous nous sommes émerveillés ou avons réalisé des projets qui avaient besoin de ce genre de » no man’s land « .
L’idée d’une démolition programmée (heureusement hors de prix) était inacceptable, alors que cette usine représente la dernière grande friche industrielle encore debout aux alentours de Poitiers. La mise à terre sauvage des superbes bâtiments type Eiffel du « Parc à fourrage » près de l’Hypogée des Dunes a été un événement dont nous ne voulions pas voir la réédition à la Filature.
Il a donc fallu prendre le taureau par les cornes ! Et nous nous sommes lancés le défi d’arriver à sauver ce patrimoine industriel, et d’en faire un lieu qui correspondrait à nos aspirations de vie.
Sans le savoir nous travaillions en binôme depuis 2009, chacun de notre côté. Voyant que les choses piétinaient, le propriétaire, un industriel charentais, eu l’idée de nous associer plutôt que de nous mettre en concurrence. Ce choix fut avisé. Car même si nous ne nous connaissions pas, nous avions sensiblement le même projet, et l’évidence du quartet s’est imposée à nous.
Après une semaine d’écriture commune, les fondements du projet furent posés. Dés lors, les obstacles, jusque là rédhibitoires, ont été franchis les uns après les autres.
Après 2 ans de négociations et de démarches intenses, nous avons pu acquérir le site en février 2012, qui fut reconnu peu après patrimoine industriel remarquable (I.S.M.H.).
La réussite de ce challenge vient de notre différence. Nous avons chacun des compétences spécifiques et complémentaires. Christine Graval dirige un bureau de production dans le domaine culturel, Cyril Chessé est régisseur, Franck Courtioux dirige une entreprise de travaux du bâtiment et Denis Meunier est collaborateur d’architecte des Monuments Historiques. En parallèle, notre grand point commun est un investissement très fort dans le milieu associatif et créatif qui nous a forgé une expérience et une envie commune de projets partagés.
Intentions :
Après 150 ans d’activités (1850/1976), et 30 ans d’abandon (1982/2011), quatre entrepreneurs, persuadés de la valeur et du potentiel du site, le rachètent en 2011, avec comme intention :
- 1/ Restaurer le site, inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis fin 2011, en respectant les caractéristiques patrimoniales remarquables des bâtiments et en privilégiant des techniques de rénovation éco-responsable.
- 2/ Développer un projet porteur et socialement innovant, économiquement viable, avec les réseaux et partenaires du territoire.
Lieu identifié comme Pôle Territorial de Coopération Economique émergent depuis début 2013 (Grand Poitiers Hôtel d’entreprises et Pépinières de projets : partenariat existant avec le service Economie du Grand Poitiers, la Chambre des Métiers, études en cours. - 3/ Accueillir et créer des emplois, directs et indirects dans les secteurs environnementaux, énergétiques, artistiques, culturels, des industries créatives, et de l’économie sociale et solidaire
Un poste de coordinateur du projet, porté par l’association AY128 existe depuis mai 2013 (financement FSE et Région Poitou-Charentes jusqu’en juin 2014).
Création d’un poste de FabManager courant 2014, (FABLAB = laboratoire de prototypage autour des outils numériques)
Une dizaine de structures accueillies en septembre 2014 dans les premiers espaces de Coworking(bureaux, ateliers mutualisés)
Préfiguration en cours d’une Coopérative d’Activités et d’Emplois Culture en Région Poitou Charentes(portée par Consortium – Bureau de production) - 4/ Animer un lieu dédié à la Création/Formation/Médiation autour des technologies : le FABLAB UNIT, ouverture au printemps 2014.
* en partenariat avec le CRIJ Poitou Charentes, Le Lieu Multiple/ Espace Mendes France, le réseau des FABLABS régionaux et nationaux, l’école des Beaux-Arts de Poitiers * en savoir + : lien vers bloc fablab - 5/ Produire des énergies renouvelables, hydro-électriques et photovoltaïques sur le site (études en cours).
- 6/ Impulser et animer un espace de médiation autour des énergies renouvelables et du développement durable.
- 7/ Initier un projet artistique et culturel transdisciplinaire dans et hors les murs : recherche et création, résidences d’artistes, production d’œuvres, diffusion et médiation.
- 8/ Contribuer à la dynamisation de la zone de l’ile et de l’étang de la Filature via le projet de développement local, touristique et culturel « Avenue de la Plage » : zone de baignade et loisirs, programmation culturelle estivale, parcours pédagogiques. Etudes en cours avec le Syndicat Mixte de l’Etang de la Filature, les villes de Smarves et Ligugé.
- 9/ Développer les activités de l’association « Les jardins familiaux de la Filature » qui gère par délégation une quarantaine de jardins situés route d’Iteuil. + Renvoi lien bloc Développement durable
Tiers Espace / Tiers Lieu:
Nous adhérons aux concepts de Tiers Espace défini par Hugues Bazin, et de Tiers Lieux défini par Movilab (www.movilab.eu).
Qu’est ce qu’un Tiers Espace ?
« Le tiers espace est à la fois une réalité de l’expérience humaine et un dispositif opératoire. Le tiers espace offre une grille de lecture pour comprendre les mouvements émergents … Trois figures du tiers espace sont définissables : le contre-espace pour sa dimension sociopolitique, le tiers paysage pour sa dimension écologique et écosystémique, le tiers-lieu pour sa dimension d’auto-fabrication économique et culturelle. »
Par Hugues Bazin, Intervention au symposium « Art et Développement Humain » (Armentières -59, 11 octobre 2013)
Qu’est ce qu’un Tiers Lieux ?
« Pour nous, le tiers-lieu est un espace modulaire polymorphe offrant un lieu physique et/ou symbolique à une communauté d’usagers. Il est polymorphe car il peux prendre des formes variées en fonction des besoins d’un territoire et des communautés d’usagers. En ce sens, il n’existe donc pas de tiers-lieu type. » Le tiers-lieu gagne à être envisagé à travers plusieurs prismes interdépendants les uns des autres :
Le prisme sociologique : par nature, le tiers lieu est fait de relations et d’interactions sociales. Il agit comme une fabrique de lien et de capital social, comme carrefour de rencontre, comme espace dans la Cité. Il renvoie à des pratiques culturelles, aux notions de vivre et co-créer ensemble et transcende les projets individuels des uns et des autres pour leur donner une dimension collective.
Le prisme socio-professionnel puisqu’il peut devenir un lieu de référence où des professionnels et des proams de domaines variés peuvent se rencontrer, échanger et travailler
Le prisme économique : lieu de travail, d’échange et de croisement, le tiers-lieu est à considérer comme une fabrique d’innovation. Comme le dit Elena Lasida dans son dernier ouvrage, la création consiste à établir des relations nouvelles entre ce qui est confondu. Nous sommes ici au cœur de la dynamique des tiers-lieux, et cette créativité peut évidemment déboucher sur la création de richesses financière et non financière, et donc sur une valeur économique avérée.
Le prisme culturel : le tiers-lieu est empreint de valeurs d’ouverture, de solidarité, d’échanges et de partages. Loin de se cantonner à la seule sphère du travail, il invite à transformer son usager en acteur co-créateur de sa réalité et de ses projets. Porteur d’une culture proactive, il est aussi lieu de création et d’échanges culturels
Le prisme territorial : véritable centre de ressources pour ses usagers, le tiers-lieu devient également un centre de ressources pour son territoire, qu’il contribue à interroger et à dynamiser. Parce qu’il met ses publics en rôle actif de co-création, le tiers-lieua tout intérêt à être mis en parallèle avec une dynamique territoriale. »
Par Movilab / www.movilab.eu
vendredi 4 avril 2014
Le réseau des Cantines
Source : Réseau des Cantines
Les Cantines sont des dispositifs pensés par des acteurs territoriaux de l’innovation numérique. Fortement influencée par les espaces de coworking américains, la première Cantine à ouvert en 2008 à Paris, à l’initiative de Silicon Sentier.
Dispositif opérationnel au service de l’innovation, nos missions relèvent de la dynamisation de communautés, l’accompagnement d’acteurs émergents et la diffusion des savoirs à travers l’organisation d’événements.
--> Catalyser / Dynamiser / Diffuser
Le réseau des Cantines et des lieux associés représente , 5 Cantines, 4 lieux associés, 1500 acteurs du numériques, 1200 événements annuels, 30 permanents, 6 espaces en cours d’intégration, 5 études de préfiguration publiées sous licences creative commons…
La Cantine by TVT
Maison des Technologies, Place G. Pompidou,
83500 Toulon
http://www.lacantine-toulon.org/
La Cantine Toulouse
27 rue d’Aubuisson
31000 Toulouse
http://lacantine-toulouse.org/
La Cantine numérique rennaise
46 boulevard Magenta,
35000 Rennes
http://www.lacantine-rennes.net/
La Cantine par Atlantic 2.0
11 impasse Juton, Chaussée de la Madeleine
44000 Nantes
http://www.atlantic2.org/
La Cantine par Silicon Sentier
Passage des panoramas,
12, Galerie Montmartre
75002 Paris
http://lacantine.org/
Les Cantines sont des dispositifs pensés par des acteurs territoriaux de l’innovation numérique. Fortement influencée par les espaces de coworking américains, la première Cantine à ouvert en 2008 à Paris, à l’initiative de Silicon Sentier.
Dispositif opérationnel au service de l’innovation, nos missions relèvent de la dynamisation de communautés, l’accompagnement d’acteurs émergents et la diffusion des savoirs à travers l’organisation d’événements.
--> Catalyser / Dynamiser / Diffuser
Le réseau des Cantines et des lieux associés représente , 5 Cantines, 4 lieux associés, 1500 acteurs du numériques, 1200 événements annuels, 30 permanents, 6 espaces en cours d’intégration, 5 études de préfiguration publiées sous licences creative commons…
La Cantine by TVT
Maison des Technologies, Place G. Pompidou,
83500 Toulon
http://www.lacantine-toulon.org/
La Cantine Toulouse
27 rue d’Aubuisson
31000 Toulouse
http://lacantine-toulouse.org/
La Cantine numérique rennaise
46 boulevard Magenta,
35000 Rennes
http://www.lacantine-rennes.net/
La Cantine par Atlantic 2.0
11 impasse Juton, Chaussée de la Madeleine
44000 Nantes
http://www.atlantic2.org/
La Cantine par Silicon Sentier
Passage des panoramas,
12, Galerie Montmartre
75002 Paris
http://lacantine.org/
Zones mutantes
Source : Zones Mutantes
Les cinq domaines de Zones Mutantes
Les cinq domaines de Zones Mutantes
La société en réseau et l’hégémonie des écosystèmes : les
nouvelles alliances, les nouvelles logiques de gouvernance partagée, le
paradigme de l’organisation en réseau, la déconstruction des
différentes pyramides qui ont structuré le vieux monde.
La mutation industrielle avec son
cycle de destruction créatrice faisant émerger de nouveaux métiers
d’entreprises, des manières radicalement différentes de penser
l’activité productive et, un renouveau de l’entreprise.
Un nouvel ordre urbain
s’exprimant dans les villes créatives, dans le développement des smart
cities, dans la nouvelles place des citoyens ou encore dans les
nouveaux possibles ouverts par la métropolisation multipolaire
L’émergence de lieux créatifs aux formats multiples stimulant la créativité, l’innovation et le partage (tiers lieux, divers labs, structures hybrides, …)
De nouvelles approches de l’économie
qui interrogent la notion de valeur et de finalité, qui élargissent le
champ des concepts et qui donnent naissance à une grande diversité de
projets, d’innovations sociales et de solutions concrètes.
Modèle contributif et production
Source : Blog Y Rumpala
À partir de ces deux champs d’expérimentation et pour apprécier les conditions de possibilité d’une forme matérielle de « production entre pairs sur la base de communs », les trois billets qui vont suivre reprendront les trois angles précédents. Il s’agira d’abord de montrer que, pour des biens matériels, des dispositions d’esprit désintéressées sont aussi envisageables et qu’elles peuvent s’exercer vers des activités productives en enclenchant des formes de travail propres (1). Seront ensuite analysés les rapports sociaux et formes de coordination qui peuvent les faciliter et les aider à se déployer (2). En reconnectant (évolution du) travail et (évolution des) systèmes productifs, nous terminerons en donnant des éléments pour évaluer les voies alternatives et les potentialités que ce type d’activités productives semble ouvrir dans l’ordre socio-économique, notamment en fournissant de nouvelles capacités et ressources pour les conditions d’existence des individus et des groupes (3).
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La contribution désintéressée à un projet collectif renvoie à un type d’activité particulier qui suppose certaines dispositions d’esprit. Il faut donc un minimum de concordance entre des valeurs ou de compatibilité entre intérêts. Pour cette raison, il est d’abord utile de revenir sur les intentions portées dans ces projets collaboratifs, pour comprendre comment des subjectivités peuvent s’y investir et comment des motivations peuvent être entretenues...
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Si ces projets collaboratifs peuvent se développer, c’est aussi parce qu’ils s’appuient sur des activités qui ne se limitent pas à une production de biens plus ou moins concrets. Pour tenir, ces initiatives collectives ont aussi besoin de relations entretenues entre les acteurs intéressés. D’où l’importance des coordinations qui, tout en aidant à asseoir des réseaux, permettent d’ajuster les attentes et de mettre un certain ordre dans les activités.
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Si l’agrégation de ces activités tend à installer un mode de production particulier, il faut non plus seulement en préciser les soubassements, mais aussi en caractériser la portée et les avantages potentiels (du point de vue du bien-être individuel et collectif, etc.). Ces expérimentations portent une appréhension renouvelée des ressources auxquelles il est possible d’avoir accès. Des imprimantes 3D comme la RepRap sont susceptibles d’élargir l’accès à des outils de fabrication. Les Incroyables comestibles travaillent à restaurer des moyens de subsistance, produits par les populations elles-mêmes. L’esprit participatif est là aussi recherché pour renforcer ces dynamiques.
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Cette série de billets sur la « production entre pairs sur la base de communs » visait à montrer qu’elle peut aussi avoir des potentialités transformatrices lorsqu’elle s’expérimente dans le monde physique. L’intention était conjointement de reconceptualiser ces expérimentations, de façon à ne pas les voir simplement comme de nouveaux espaces d’activités plus ou moins collectives. Les porteurs de ces initiatives parviennent à intéresser, enrôler et mobiliser des individus au point de finir par former des communautés parvenant à s’étendre. Un type différent de système productif (distribué, ouvert, collaboratif, contributif, non marchand) paraît ainsi émerger. Des forces productives se découvrent, découvrent leur potentiel, s’efforcent de le maintenir.
À travers leurs promesses et pratiques, ces projets portent aussi un imaginaire alternatif ; ils tentent de retrouver une forme d’abondance, dans laquelle la logique n’est pourtant pas l’accumulation. Ces actions collectives, à partir de contributions même minimes et variables, se veulent davantage créatrices de communs.
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À partir de ces deux champs d’expérimentation et pour apprécier les conditions de possibilité d’une forme matérielle de « production entre pairs sur la base de communs », les trois billets qui vont suivre reprendront les trois angles précédents. Il s’agira d’abord de montrer que, pour des biens matériels, des dispositions d’esprit désintéressées sont aussi envisageables et qu’elles peuvent s’exercer vers des activités productives en enclenchant des formes de travail propres (1). Seront ensuite analysés les rapports sociaux et formes de coordination qui peuvent les faciliter et les aider à se déployer (2). En reconnectant (évolution du) travail et (évolution des) systèmes productifs, nous terminerons en donnant des éléments pour évaluer les voies alternatives et les potentialités que ce type d’activités productives semble ouvrir dans l’ordre socio-économique, notamment en fournissant de nouvelles capacités et ressources pour les conditions d’existence des individus et des groupes (3).
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La contribution désintéressée à un projet collectif renvoie à un type d’activité particulier qui suppose certaines dispositions d’esprit. Il faut donc un minimum de concordance entre des valeurs ou de compatibilité entre intérêts. Pour cette raison, il est d’abord utile de revenir sur les intentions portées dans ces projets collaboratifs, pour comprendre comment des subjectivités peuvent s’y investir et comment des motivations peuvent être entretenues...
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Si ces projets collaboratifs peuvent se développer, c’est aussi parce qu’ils s’appuient sur des activités qui ne se limitent pas à une production de biens plus ou moins concrets. Pour tenir, ces initiatives collectives ont aussi besoin de relations entretenues entre les acteurs intéressés. D’où l’importance des coordinations qui, tout en aidant à asseoir des réseaux, permettent d’ajuster les attentes et de mettre un certain ordre dans les activités.
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Si l’agrégation de ces activités tend à installer un mode de production particulier, il faut non plus seulement en préciser les soubassements, mais aussi en caractériser la portée et les avantages potentiels (du point de vue du bien-être individuel et collectif, etc.). Ces expérimentations portent une appréhension renouvelée des ressources auxquelles il est possible d’avoir accès. Des imprimantes 3D comme la RepRap sont susceptibles d’élargir l’accès à des outils de fabrication. Les Incroyables comestibles travaillent à restaurer des moyens de subsistance, produits par les populations elles-mêmes. L’esprit participatif est là aussi recherché pour renforcer ces dynamiques.
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Cette série de billets sur la « production entre pairs sur la base de communs » visait à montrer qu’elle peut aussi avoir des potentialités transformatrices lorsqu’elle s’expérimente dans le monde physique. L’intention était conjointement de reconceptualiser ces expérimentations, de façon à ne pas les voir simplement comme de nouveaux espaces d’activités plus ou moins collectives. Les porteurs de ces initiatives parviennent à intéresser, enrôler et mobiliser des individus au point de finir par former des communautés parvenant à s’étendre. Un type différent de système productif (distribué, ouvert, collaboratif, contributif, non marchand) paraît ainsi émerger. Des forces productives se découvrent, découvrent leur potentiel, s’efforcent de le maintenir.
À travers leurs promesses et pratiques, ces projets portent aussi un imaginaire alternatif ; ils tentent de retrouver une forme d’abondance, dans laquelle la logique n’est pourtant pas l’accumulation. Ces actions collectives, à partir de contributions même minimes et variables, se veulent davantage créatrices de communs.
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jeudi 3 avril 2014
Les figures du tiers espace : contre-espace, tiers paysage, tiers lieu
Hugues Bazin
Intervention au symposium « Art et Développement Humain » (Armentières -59, 11 octobre 2013)
Résumé
Le tiers espace est à la fois une réalité de l’expérience humaine et un dispositif opératoire. Le tiers espace offre une grille de lecture pour comprendre les mouvements émergents. Nous allons attacher à trois figures du tiers espace : le contre-espace pour sa dimension sociopolitique, le tiers paysage pour sa dimension écologique et écosystémique, le tiers-lieu pour sa dimension d’auto-fabrication économique et culturelle.
Table des matières
Une démarche pragmatique issue de l’expérimentation sociale
Contre espace
Tiers paysage
Tiers lieu
Qualités et caractéristiques des tiers espaces
Le laboratoire social, un tiers espace de la connaissance
Lire l'article
Intervention au symposium « Art et Développement Humain » (Armentières -59, 11 octobre 2013)
Résumé
Le tiers espace est à la fois une réalité de l’expérience humaine et un dispositif opératoire. Le tiers espace offre une grille de lecture pour comprendre les mouvements émergents. Nous allons attacher à trois figures du tiers espace : le contre-espace pour sa dimension sociopolitique, le tiers paysage pour sa dimension écologique et écosystémique, le tiers-lieu pour sa dimension d’auto-fabrication économique et culturelle.
Table des matières
Une démarche pragmatique issue de l’expérimentation sociale
Contre espace
Tiers paysage
Tiers lieu
Qualités et caractéristiques des tiers espaces
Le laboratoire social, un tiers espace de la connaissance
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Réseau en Aquitaine : La coopérative des Tiers-Lieux
Source : tierslieux.net
Intitulée "La Coopérative des Tiers-Lieux, travailler autrement en Aquitaine", l’association est une préfiguration d’une coopérative d’espaces de travail partagé et collaboratif en Aquitaine.
Sa volonté repose sur les objectifs suivants :
- pouvoir mutualiser des outils de réservation et des ressources communes,
- centraliser l’ensemble des informations relatifs aux espaces,
- avoir une visibilité plus importante à travers ce réseau d’espaces,
- s’appuyer sur des retours utilisateurs pour être toujours en adéquation avec les besoins,
- avoir un interlocuteur identifié pour les organisations qui veulent repenser leur organisation au travail.
Intitulée "La Coopérative des Tiers-Lieux, travailler autrement en Aquitaine", l’association est une préfiguration d’une coopérative d’espaces de travail partagé et collaboratif en Aquitaine.
Sa volonté repose sur les objectifs suivants :
- pouvoir mutualiser des outils de réservation et des ressources communes,
- centraliser l’ensemble des informations relatifs aux espaces,
- avoir une visibilité plus importante à travers ce réseau d’espaces,
- s’appuyer sur des retours utilisateurs pour être toujours en adéquation avec les besoins,
- avoir un interlocuteur identifié pour les organisations qui veulent repenser leur organisation au travail.
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