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vendredi 4 avril 2014

Le réseau des Cantines

Source : Réseau des Cantines

Les Cantines sont des dispositifs pensés par des acteurs territoriaux de l’innovation numérique. Fortement influencée par les espaces de coworking américains, la première Cantine à ouvert en 2008 à Paris, à l’initiative de Silicon Sentier.
Dispositif opérationnel au service de l’innovation, nos missions relèvent de la dynamisation de communautés, l’accompagnement d’acteurs émergents et la diffusion des savoirs à travers l’organisation d’événements.
--> Catalyser / Dynamiser / Diffuser

Le réseau des Cantines et des lieux associés représente , 5 Cantines, 4 lieux associés, 1500 acteurs du numériques,   1200 événements annuels,  30 permanents, 6 espaces en cours d’intégration, 5 études de préfiguration publiées sous licences creative commons…


La Cantine by TVT
Maison des Technologies, Place G. Pompidou,
83500 Toulon
http://www.lacantine-toulon.org/

La Cantine Toulouse
27 rue d’Aubuisson
31000 Toulouse
http://lacantine-toulouse.org/

La Cantine numérique rennaise
46 boulevard Magenta,
35000 Rennes
http://www.lacantine-rennes.net/

La Cantine par Atlantic 2.0
11 impasse Juton, Chaussée de la Madeleine
44000 Nantes
http://www.atlantic2.org/

La Cantine par Silicon Sentier
Passage des panoramas,
12, Galerie Montmartre
75002 Paris
http://lacantine.org/

Zones mutantes

Source : Zones Mutantes

Les cinq domaines de Zones Mutantes

La société en réseau et l’hégémonie des écosystèmes : les nouvelles alliances, les nouvelles logiques de gouvernance partagée, le paradigme de l’organisation en réseau, la déconstruction des différentes pyramides qui ont structuré le vieux monde.

La mutation industrielle avec son cycle de destruction créatrice faisant émerger de nouveaux métiers d’entreprises, des manières radicalement différentes de penser l’activité productive et, un renouveau de l’entreprise.

Un nouvel ordre urbain s’exprimant dans les villes créatives, dans le développement des smart cities, dans la nouvelles place des citoyens  ou encore dans les nouveaux possibles ouverts par la métropolisation multipolaire

L’émergence de lieux créatifs aux formats multiples stimulant la créativité, l’innovation et le partage (tiers lieux, divers labs, structures hybrides, …)

De nouvelles approches de l’économie qui interrogent la notion de valeur et de finalité, qui élargissent le champ des concepts et qui donnent naissance à une grande diversité de projets, d’innovations sociales et de solutions concrètes.

Modèle contributif et production

Source : Blog Y Rumpala


  1. Article 1 : Un modèle contributif de type wikipédia peut-il être étendu à des productions matérielles ?
À partir de ces deux champs d’expérimentation et pour apprécier les conditions de possibilité d’une forme matérielle de « production entre pairs sur la base de communs », les trois billets qui vont suivre reprendront les trois angles précédents. Il s’agira d’abord de montrer que, pour des biens matériels, des dispositions d’esprit désintéressées sont aussi envisageables et qu’elles peuvent s’exercer vers des activités productives en enclenchant des formes de travail propres (1). Seront ensuite analysés les rapports sociaux et formes de coordination qui peuvent les faciliter et les aider à se déployer (2). En reconnectant (évolution du) travail et (évolution des) systèmes productifs, nous terminerons en donnant des éléments pour évaluer les voies alternatives et les potentialités que ce type d’activités productives semble ouvrir dans l’ordre socio-économique, notamment en fournissant de nouvelles capacités et ressources pour les conditions d’existence des individus et des groupes (3).
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  1. Suite : Contributions volontaires et facteurs d’intéressement à une (co)production entre pairs
La contribution désintéressée à un projet collectif renvoie à un type d’activité particulier qui suppose certaines dispositions d’esprit. Il faut donc un minimum de concordance entre des valeurs ou de compatibilité entre intérêts. Pour cette raison, il est d’abord utile de revenir sur les intentions portées dans ces projets collaboratifs, pour comprendre comment des subjectivités peuvent s’y investir et comment des motivations peuvent être entretenues...
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  1. Suite : Bases et formes de coordinations pour une production entre pairs sur la base de communs
 Si ces projets collaboratifs peuvent se développer, c’est aussi parce qu’ils s’appuient sur des activités qui ne se limitent pas à une production de biens plus ou moins concrets. Pour tenir, ces initiatives collectives ont aussi besoin de relations entretenues entre les acteurs intéressés. D’où l’importance des coordinations qui, tout en aidant à asseoir des réseaux, permettent d’ajuster les attentes et de mettre un certain ordre dans les activités.
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  1.  Suite : Débouchés de la coproduction entre pairs : l’émergence d’un mode de production alternatif ?
Si l’agrégation de ces activités tend à installer un mode de production particulier, il faut non plus seulement en préciser les soubassements, mais aussi en caractériser la portée et les avantages potentiels (du point de vue du bien-être individuel et collectif, etc.). Ces expérimentations portent une appréhension renouvelée des ressources auxquelles il est possible d’avoir accès. Des imprimantes 3D comme la RepRap sont susceptibles d’élargir l’accès à des outils de fabrication. Les Incroyables comestibles travaillent à restaurer des moyens de subsistance, produits par les populations elles-mêmes. L’esprit participatif est là aussi recherché pour renforcer ces dynamiques. 
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  1. Conclusion : Les potentialités en devenir de la production entre pairs sur la base de communs
Cette série de billets sur la « production entre pairs sur la base de communs » visait à montrer qu’elle peut aussi avoir des potentialités transformatrices lorsqu’elle s’expérimente dans le monde physique. L’intention était conjointement de reconceptualiser ces expérimentations, de façon à ne pas les voir simplement comme de nouveaux espaces d’activités plus ou moins collectives. Les porteurs de ces initiatives parviennent à intéresser, enrôler et mobiliser des individus au point de finir par former des communautés parvenant à s’étendre. Un type différent de système productif (distribué, ouvert, collaboratif, contributif, non marchand) paraît ainsi émerger. Des forces productives se découvrent, découvrent leur potentiel, s’efforcent de le maintenir.
À travers leurs promesses et pratiques, ces projets portent aussi un imaginaire alternatif ; ils tentent de retrouver une forme d’abondance, dans laquelle la logique n’est pourtant pas l’accumulation. Ces actions collectives, à partir de contributions même minimes et variables, se veulent davantage créatrices de communs.
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jeudi 3 avril 2014

Les figures du tiers espace : contre-espace, tiers paysage, tiers lieu

Hugues Bazin
Intervention au symposium « Art et Développement Humain » (Armentières -59, 11 octobre 2013)


Résumé
Le tiers espace est à la fois une réalité de l’expérience humaine et un dispositif opératoire. Le tiers espace offre une grille de lecture pour comprendre les mouvements émergents. Nous allons attacher à trois figures du tiers espace : le contre-espace pour sa dimension sociopolitique, le tiers paysage pour sa dimension écologique et écosystémique, le tiers-lieu pour sa dimension d’auto-fabrication économique et culturelle.

Table des matières
Une démarche pragmatique issue de l’expérimentation sociale
Contre espace
Tiers paysage
Tiers lieu
Qualités et caractéristiques des tiers espaces
Le laboratoire social, un tiers espace de la connaissance

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Réseau en Aquitaine : La coopérative des Tiers-Lieux

Source : tierslieux.net


Intitulée "La Coopérative des Tiers-Lieux, travailler autrement en Aquitaine", l’association est une préfiguration d’une coopérative d’espaces de travail partagé et collaboratif en Aquitaine.

Sa volonté repose sur les objectifs suivants :
- pouvoir mutualiser des outils de réservation et des ressources communes,
- centraliser l’ensemble des informations relatifs aux espaces,
- avoir une visibilité plus importante à travers ce réseau d’espaces,
- s’appuyer sur des retours utilisateurs pour être toujours en adéquation avec les besoins,
- avoir un interlocuteur identifié pour les organisations qui veulent repenser leur organisation au travail.




La place du marché "marchand" : moins d'1/7 des fluxs

Source : Etopia
La place du marché dans l’économie belge, croissance et décroissance
Bruno Kestemont, chercheur-associé à Etopia, Université libre de Bruxelles (CEDD et CEESE) ; SPF économie – DGSIE

Qq extraits :

 

 

Conclusion 
"Si l’on considère une conception élargie de l’économie, on peut estimer en première approximation une répartition des flux de biens et services au moins égale entre échange, réciprocité et nature. Le marché représenterait en Belgique moins du septième des flux de biens et services. on reste très éloigné de l’hypothèse néoclassique de marchandisation et d’appropriation de tous les moyens de production. Le PIB représenterait moins du tiers des flux de biens et services. une définition large de l’économie est donc pertinente au regard de l’importance des flux concernés.
 

Si nos estimations sont plausibles, les « outils économiques », taxes, subsides, brevetage, ou échanges de droits, ne toucheraient qu’une petite partie des flux à la fois utiles à notre bien-être et éventuellement nuisibles pour d’autres générations ou pour l’environnement. Ces outils auraient donc une portée limitée.
 

Nos résultats suggèrent que les formes « alternatives » d’économie, loin de représenter une utopie, constituent dès aujourd’hui la règle plutôt que l’exception.
 

Des réglementations environnementales, sociales et économiques resteraient un outil indispensable à la recherche d’un optimum de développement « économique » soutenable."

Objets utiles, durables, à produire localement, sous licence libre

Source : Framasoft

http://openfarmtech.org/wiki/Main_Page-FR

Un kit libre pour démarrer une civilisation !
"Un projet assez extraordinaire consistant à placer sous licence libre les spécifications d’une cinquantaine de machines agricoles permettant théoriquement à un village d’accéder à l’autosuffisance."

Quand l’économie tourne rond

Source : Journal de l'Environnement

  • "L’économie circulaire continue de faire des émules en Europe. Derrière ce concept, se cache un nouveau système de production, qui oblige les entreprises à penser le devenir des matières premières dès la conception de leurs produits.
  • L’étude rappelle que la croissance du recours aux matières premières est en train de s’emballer. Au niveau mondial, 65 milliards de tonnes ont été injectées dans l’économie en 2010 et on devrait atteindre les 82 Mdt en 2020.
  • Autre exemple de produit courant : la machine à laver. Les modèles haut de gamme pourraient être accessibles à la plupart des foyers s’ils étaient loués plutôt que vendus. Résultat : un tiers de profit supplémentaire pour le fabricant qui toucherait de nouveaux ménages. Sur une période de 20 ans, le remplacement de 5 machines (à la durée de vie moyenne de 2.000 cycles) par la location d’une machine pouvant effectuer 10.000 cycles économiserait 180 kilogrammes d’acier et éviterait plus de 2,5 t d’émissions de CO2."

 

à l'ère de la production Open Source

Source : FramaBlog

« Le logiciel libre, l’innovation partagée et la production collaborative menacent le capitalisme tel que nous le connaissons. » C’est ainsi que Michel Bauwens résume son propos dans les colonnes du site d’Aljazeera.
Le menace vient du fait qu’à l’aide d’Internet nous créons beaucoup plus de valeur d’usage (qui répond à nos besoins) que de valeur d’échange (qui se monétise facilement[1]).

[...]
"Nous nous trouvons dans la seconde phase de l’économie du savoir, au cours de laquelle les réseaux sont en train d’être étendus à toute la société, et qui permet à tout un chacun de s’engager dans une production collaborative. Ce qui crée de nouveaux problèmes et engendre de nouveaux défis. Ajoutons à cela la stagnation des revenus, la diminution de la masse du travail salarié que cette production collaborative de valeur entraîne, et il évident que tout ceci ne peut être résolu dans le paradigme actuel. Y a-t-il dès lors une solution ?
Il y en a une mais elle sera pour le prochain cycle : elle implique, en effet, une adaptation de l’économie à la production collaborative, ouvrant par là-même les portes à un dépassement du capitalisme."

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mercredi 2 avril 2014

Biens Communs - La Prospérité par le Partage


Source : Framablog

Évidemment, le principe de l'hypertexte amène d'un sujet intéressant à l'autre... Donc encore les activistes du logiciel libre qui font bien mieux que de libérer du code informatique !


Lire le document original
Un rapport de Silke Helfrich, Rainer Kuhlen, Wolfgang Sachs, Christian Siefkes
Publié en décembre 2009 par la Fondation Heinrich Böll
Traduit par Jeremy Marham et Olivier Petitjean (Ritimo.org)
Sous licence Creative Commons By-Sa

Extraits
  • Ce sont de grands inconnus, et pourtant nous vivons tous grâce à eux. Ils sont au fondement même de notre vie collective. Ce sont les biens communs. L’air, l’eau, les savoirs, les logiciels et les espaces sociaux. Et bien d’autres choses qui rendent possible la vie quotidienne et le bon fonctionnement de l’économie.
  • les Biens communs seront à n’en pas douter non seulement l’un des mots clés de ces temps nouveaux qui s’offrent à nous, mais aussi, si nous le voulons bien, l’un des éléments moteurs et fédérateurs des politiques progressistes de demain ». Ce rapport est une pièce important à verser au dossier, tellement importante que d’aucuns pourraient presque y voir une sorte de manifeste pour les générations à venir.
  • Les biens communs plairont aux conservateurs par leur dimension de préservation et de communauté, aux libéraux par la mise à distance de l’État et l’absence d’incompatibilité avec le marché, aux anarchistes par la mise en avant de l’auto-organisation, et aux socialistes et communistes par l’idée de propriété commune sous contrôle collectif. Benni Bärmann
  • La conception classique de la propriété, comprise en premier lieu comme droit de l’individu, acquiert une nouvelle dimension si l’on prend conscience de l’existence d’un droit collectif sur les biens communs.
    - Quelles sont les conséquences d’une redéfinition des terres comme biens communs ?
    - Qu’advient-il de l’espace public lorsqu’il n’est plus possible de le privatiser à volonté par la publicité, les décibels, les voitures ou les parkings ?
    - À quoi ressemblerait une société où l’utilisation libre des biens relatifs à laconnaissance et la culture serait devenue la règle, et leur utilisation commerciale l’exception ?
    - Quelles sont les règles et les institutions qui encouragent un rapport riche de sens aux biens communs ?
  • [L'idée des biens communs] Elle permet de rassembler en une stratégie commune la diversité des expériences pratiques et des projets, sans pour autant renoncer à la diversité des perspectives et des idéologies.
  • Nous pouvons directement vouer notre énergie, nos institutions et nos talents aux biens communs et à ce qui constitue leur essence: la diversité de la vie.
  • Nous pouvons nous demander systématiquement, à propos de tout projet, de toute idée ou de toute activité économique, s’il apporte plus aux communautés, à la société et à l’environnement qu’il ne leur retire.
  • Nous pouvons reconnaître et soutenir matériellement en priorité les activités qui génèrent, entretiennent ou multiplient des biens à la libre disposition de tous.
  • Nous pouvons faire en sorte que la participation collective et équitable aux dons de notre Terre ainsi qu’aux réalisations collectives du passé et du présent soit institutionnalisée et devienne la norme.
  • Nous pouvons recourir à des processus décisionnels, des moyens de communication et des technologies transparents, participatifs et libres, ainsi que les améliorer.
  • Nous pouvons inverser la tendance actuelle: en nous fixant des limites et en utilisant de manière durable les ressources naturelles, mais en étant prodigues en matière de circulation des idées. A insi nous bénéficierons au mieux des deux.
  • Nous pouvons trouver des moyens intelligents de promouvoir la progression de tous, au lieu de nous concentrer exclusivement sur l’avancement individuel.

Et une vidéo qui explique l'idée et illustre la pratique (Source : http://www.remixthecommons.org/fr/)


Define the Commons / Définir le Bien Commun / Definir el Procomùn II from Remix the Commons on Vimeo.

mardi 1 avril 2014

Transition : 7+7+7+7 idées à piocher

Source : l'arpent nourricier

Kristen continue avec intelligence sa série des 7 idées :
  1. 7 idées d’entreprises pour la transition
  2. 7 idées green business pour la transition
  3. 7 idées associatives pour la transition
  4. 7 idées municipales pour la transition
  5. 7 idées Open-Source pour la transition
A piocher.


La Fabrique à initiatives - AVISE

Source : AVISE

Je vous avais parlé du District Solidaire, voici encore un exemple convergent...

La Fabrique à initiatives a été pensée par l’Avise pour faire émerger et développer des entreprises viables et pérennes, en mettant en relation sur un territoire, l’ensemble des ressources et outils pouvant être mobilisés pour concrétiser un projet d’entreprise sociale.















Un exemple en région :
http://www.adress-hn.org/L-ADRESS/Les-actions-thematiques/La-Fabrique-a-initiatives
http://www.adress-hn.org/medias/File/Plaquette%20Fabrique%20HN.pdf

Le « vrai » travail ? par Gérard FILOCHE

Source : Filoche

Le « vrai » travail ?

Le “vrai” travail ? celui des 650 accidents mortels, des 4500 mutilés du travail ? Celui des droits violés et des heures supp' impayées ?

Le « vrai travail » ? Celui des maladies professionnelles, amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées.

Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail...

Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l'engin qu'il réparait, à cause de la compétition sauvage entre OTIS et KONE

Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs qu'il laisse en ce moment mourir sans protection par refus d'un moratoire ?

Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des emplois saisonniers atypiques, des 3 X 8, des 4 X 8, des intérims et CDD répétés ?

Le "vrai" travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n'arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?

Le "vrai" travail ? Celui du milliard d'heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n'en ont pas ?

Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?

Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ?

Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil franchouillards ?

Le « vrai » travail ? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 a partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?

Le "vrai travail" ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?

Le “vrai” travail ? Celui des exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d'immigrés clandestins ?

Le “vrai” travail ? Celui des beaufs de la CG-PME, des cadres casques oranges de chez Bouygues, des marchands de manœuvre appelés « viande » ?

Le “vrai” travail ? "La vie, la santé, l'amour sont précaires pourquoi le travail ne le serait-il pas?" (Parisot/Sarkozy)

Le “vrai” travail contre le droit du travail ? Le pauvre exploité qui sue et se tait, la dinde qui vote pour Noël !

Le “vrai” travail "sans statut" ? "La liberté de penser s'arrête là où commence le Code du travail" selon Mme Parisot et... M Sarkozy
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Le “vrai” travail sans syndicat ? Sans syndicat pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de droit

Le “vrai” travail ? Celui qui ne fait jamais grève, qu'on ne voit jamais manifester, qui n'est pas syndiqué, qui piétine son collègue ?

Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ?

Le “vrai” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, vole, tue

Le “vrai” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, suicides, chantage à l'emploi, heures supp' impayées ?

Le “vrai” travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, bâtiment, restauration, nettoyage, transports, entretien, industries

Le “vrai” travail ? Qu'est ce qu'il y connaît ? Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, meurent sans retraite

Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?

Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ?

Le “vrai” travail ? celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des palais dorés ?

Le “vrai” travail ? celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des banksters du Fouquet's qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?

Le « vrai » travail, celui de Maurice Levy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés.

Le « vrai » travail ? celui de Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, de Lejaby, de Pétroplus, des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?

Le “vrai” travail ? Qu'est ce qu'il y connaît ce cul doré de Sarkozy ? N'a jamais passé la serpillière dans une cantine ni poussé un chariot.